Gouvernance et qualité du développement intégré de la petite enfance (dipe) au Sénégal: analyse critique des mécanismes de pilotage et des stratégies de renforcement institutionnel

International Journal of Development Research

Volume: 
16
Article ID: 
31092
6 pages
Research Article

Gouvernance et qualité du développement intégré de la petite enfance (dipe) au Sénégal: analyse critique des mécanismes de pilotage et des stratégies de renforcement institutionnel

Dr. Bruno Youssou NDOUR

Abstract: 

Inscrit dans la stratégie nationale de développement (SND 25-29) du capital humain (Sénégal Vision 2050), le développement intégré de la petite enfance (DIPE) est reconnu comme un levier fondamental de transformation de l’éducation par l’équité sociale et développement global des enfants. Pourtant, malgré cette priorité affichée, le sous-secteur de la petite enfance demeure structurellement fragilisé par une faiblesse de sa gouvernance, affectant tant l’efficacité des interventions que la qualité des services offerts aux enfants de 0 à 6 ans. Cet article propose une analyse critique de la capacité de gouvernance du DIPE, en ciblant plus particulièrement l’éducation préscolaire. Ancrée dans une approche qualitative, cette étude s’appuie sur une série d’entretiens semi-directifs menés auprès des acteurs clés de la chaîne de pilotage, notamment les directeurs des établissements préscolaires. L’analyse catégorielle des données qualitatives avec le logiciel NVivo a été structurée autour de deux thèmes principaux : (1) la gouvernance institutionnelle défectueuse et le faible financement du sous-secteur, et (2) le rôle des comités de gestion d’écoles et des partenariats dans le renforcement de la gouvernance locale. Les résultats mettent en lumière une triple crise de mise en œuvre. Au-delà de l’insuffisance notoire des financements publics, l’étude révèle (i) un pilotage institutionnel fragmenté et défectueux, marqué par un manque de coordination intersectorielle ; (ii) une défaillance des organes locaux de gestion, avec des comités de gestion souvent non opérationnels, limitant l’ancrage territorial des structures ; et (iii) l’absence de mécanismes formalisés de co-financement et de partenariats public-privé-communautaire durables, freinant l’innovation et la pérennité des actions.

DOI: 
https://doi.org/10.37118/ijdr.31092.09.2026
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